lundi 12 février 2007

PriceMinister renforce son dispositif de lutte contre la contre-façon

Le site d’e-commerce met en place une cellule chargée de détecter les annonces de produits contrefaits, et instaure une garantie "anti-contrefaçon" pour protéger ses clients. Un dispositif pour éviter aussi les attaques des marques piratées.

PriceMinister s'attaque à la revente d'objets contrefaits sur ses pages: le site de commerce entre particuliers a créé une «cellule anti-contrefaçon». L'équipe, composée de trois personnes, coordonne l'ensemble des actions de repérage réalisé par les équipes techniques et le service clientèle de PriceMinister. L'objectif est de détecter le plus rapidement possible les annonces et les vendeurs susceptibles de proposer des produits contrefaits.

«Si vous achetez un sac Vuitton, Chanel ou Fendi à 15 euros, vous pouvez vous douter qu'il est contrefait», note Pierre Kosciusko Morizet, P-DG de PriceMinister. «En revanche, il arrive parfois que vous le payiez un prix normal et que vous ignoriez que vous n'achetez pas le bon produit... c'est toute la complexité de ce problème.»

Benoît Tabaka, responsable des affaires réglementaires et juridique de la société, dirige l'ensemble du processus. «La détection des produits contrefaits se fait essentiellement grâce à des outils techniques, par des mots-clés ou des alertes sur ce que l'on appelle des "comportements incohérents". Nous avons plusieurs critères pour déterminer les annonces suspectes, comme par exemple des prix de mise en vente trop bas pour la catégorie de produits.»

Coopération avec les détenteurs de droit

«Généralement, le système détectera les annonces telles que des sacs de grandes marques à très bas coût», poursuit-il. Mais la cellule anti-contrefaçon regroupe aussi les signalements émanant des internautes eux-mêmes, des ayants droit et des clients, qui se sont laissés berner par une annonce alléchante et retournent leur produit à PriceMinister.

En cas de doute sur un produit, la société demande au vendeur de lui fournir des justificatifs sur la provenance, comme une facture ou une garantie. «Nous travaillons avec les différents titulaires de droits, avec lesquels nous échangeons des informations pour identifier les contrefaçons, pour détecter les fausses factures.»

Si la contrefaçon est avérée, PriceMinister bloque alors le compte du vendeur, suspend l'ensemble de ses annonces ainsi que le paiement des gains qu'il n'aurait pas encore encaissés. «Nous prenons aussi des mesures techniques pour qu'un contrefacteur ne puisse plus ouvrir de compte chez nous.»

Et si ce dispositif ne suffit pas, «dans des cas très exceptionnels de comportements extrêmes, avec récidive, nous transmettons le dossier aux autorités françaises».

Un projet de loi dans les cartons

Pour protéger ses clients, PriceMinister a créé, par ailleurs, «une garantie anti-contrefaçon»: tout client qui a acheté un produit qui s'avère contrefait peut obtenir le remboursement de son achat et de ses frais de renvoi à la société. Elle confisque alors l'objet du délit ou le détruit.

Cette évolution était nécessaire pour PriceMinister. Le gouvernement a présenté la semaine dernière un projet de loi de lutte contre la contrefaçon, qui pourrait accentuer la responsabilité des sites d'e-commerce en la matière. Reste que le calendrier parlementaire ne permettra sûrement pas que le texte soit examiné avant l'élection présidentielle.

Le site de commerce a également intérêt à éviter d'être la cible de poursuites judiciaires comme l'est son grand rival eBay. Le site d'enchères se trouve en effet sous le coup de plusieurs plaintes du groupe LVMH, qui l'accuse de ne pas lutter assez efficacement contre la contrefaçon. eBay en France a mis en place le programme VeRO (Verified Rights Owners), qui permet à tout détenteur de marque de le prévenir de la présence d'un produit contrefait.

Mais le site d'enchères nous expliquait en septembre 2006 qu'avec «6,5 millions d'objets ajoutés chaque jour sur nos sites dans le monde, nous ne pouvons pas tout contrôler a priori. Par ailleurs, nous n'avons pas d'expertise pour déterminer si un produit est contrefait. S'il est présenté comme tel, nos équipes le suppriment. Pour le reste, nous agissons sur notification des ayants droit.»


Source: Estelle Dumout
ZDNet France

lundi 5 février 2007

France Loisirs prend 49 % de Chapitre.com et apporte sa force

France Loisirs pousse plus loin son partenariat avec Chapitre.com en prenant 49 % du capital du libraire. Chapitre.com entend profiter au maximum des synergies avec le club et ses magasins.


Pour Juan Pirlot de Corbion, président fondateur du libraire en ligne, le mariage de Chapitre.com avec DirectGroup, filiale du groupe Bertelsmann, est un "enjeu formidable". L'occasion de prendre le pari d'un modèle "brick and mortar", en profitant du réseau des quelques 300 points de ventes de France Loisirs et Grand livre du mois, avec l'objectif de créer des synergies entre clubs de livres, magasins physiques et site marchand.L'entrée de DirectGroup à 49,5 % dans le capital de Chapitre.com relève d'un enjeu industriel. "Ce rapprochement permet de donner plus d'ampleur à Chapitre.com en développant des synergies avec les deux principaux clubs de livres de France." Plus prosaïquement, selon le fondateur du cyberlibraire, Chapitre se fixe l'objectif de doubler son chiffre d'affaires en 3 ans, et vise les 25 millions d'euros, grâce à une "croissance régulière". En effet, la vente de livre sur Internet progresse continuellement. "Le marché du livre en France est de l'ordre de 4 milliards d'euros.

Aujourd'hui, la part de marché d'Internet est d'un peu moins de 4 %, mais la tendance actuelle est très bonne. Et Internet atteindra les 10 % de part de marché rapidement", estime Juan Pirlot de Corbion.

Son prénom Son nom
"Ce rapprochement est venu naturellement", explique-t-il. Ainsi, à partir de juin dernier, des offres de livres et des promotions du site Chapitre.com sont publiées dans les catalogues de France Loisirs. En échange, le cybermarchand propose des liens dirigeant vers le site de France Loisirs. Un dispositif qui profite au libraire en ligne. "Cela a été efficace, même s'il n'est pas facile de savoir le nombre de commandes qui ont été engendrées par ce partenariat, explique-t-il.

Néanmoins, ce type d'opération fait gagner en notoriété, ce qui est essentiel."Satisfaits de ces résultats, France Loisirs et Chapitre.com développent un peu plus étroitement leurs relations initiées en octobre dernier. Le site propose aux membres de France Loisirs une sélection de livres vendus par le club. Il devient en sorte une plate-forme marchande de France Loisirs vis-a-vis de ses abonnés. En décembre, les deux parties décident de conclure ce rapprochement industriel par une entrée dans le capital de France Loisirs dans Chapitre.com. Pas assez pour que France Loisirs soit majoritaire, et que Chapitre perde son indépendance, mais suffisamment pour que le club soit un actionnaire impliqué dans le développement du site. Le montant reste confidentiel. L'opération s'est réalisée par achat d'action, pas par augmentation de capital, car "Chapitre n'a pas besoin d'argent", affirme Juan Pirlot de Corbion, dont la société, créée en 1997, autofinance sa croissance.

Source: lejournaldunet.com